Le Vieux-Lyon et ses traboules

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S’il y a bien un quartier à ne pas manquer lorsque l’on se rend à Lyon, c’est le quartier du Vieux-Lyon…

Etendu sur trente hectares, coincé entre le pied de la colline de Fourvière et les bords de la Saône, il s’agit là du plus grand quartier médiéval et Renaissance d’Europe (avec Venise), classé au Patrimoine Mondial de l’UNESCO. Essentiellement piéton, le Vieux-Lyon vous offrira un inattendu et charmant voyage dans le temps. Vous prendrez du plaisir à vous perdre dans son dédale de ruelles toutes plus typiques les unes que les autres. Vous pourrez pousser la porte de librairies anciennes regorgeant de trésors littéraires authentiques datant des premiers siècles de notre ère et précieusement gardés sous des cloches de verre, à l’abri du temps qui passe. Vous pourrez déguster des spécialités pâtissières bien connues des enfants lyonnais comme la tarte aux pralines à la couleur rose si caractéristique ou bien encore les fameuses bugnes lyonnaises recouvertes de délicieux sucre glace fondant. Et bien sûr, vous pourrez réveiller votre esprit aventureux en poussant les portes des immeubles du Vieux-Lyon pour pénétrer dans les mystérieuses traboules… Véritables passages secrets traversant les immeubles et reliant les différentes rues entre elles, les traboules de Lyon font partie du patrimoine génétique de la ville et regorgent d’anecdotes et de légendes.

A l’origine, on dit des premières traboules apparues au Vème siècle qu’elles ont été creusées pour faciliter les déplacements des habitants de ce quartier étriqué. A une époque où l’eau manquait et où les canalisations urbaines n’existaient pas, elles constituaient des raccourcis tout à fait inédits pour accéder à la Saône sans avoir besoin de contourner les pâtés de maison, mais en les traversant tout simplement. Cet attribut utilitaire des traboules était également très apprécié des marchands et artisans qui pouvaient transporter leurs marchandises rapidement d’un point à un autre de la ville, à l’abri des intempéries. Dans un autre registre, beaucoup plus mystique celui-ci, on raconte que les premières traboules étaient au temps du Moyen-Âge, le lieu de rendez-vous nocturnes d’obscurs illuminés qui y pratiquaient la magie noire et la sorcellerie. Les légendes urbaines disent également que les puits de pierre que l’on peut observer dans certaines traboules ne contiennent pas que de l’eau… En effet, ils auraient servi de dernière demeure aux victimes de certains brigands qui après les avoir dérobées, se séparaient d’elles en les jetant dans ces précipices ! C’est également dans les traboules que se réunissaient les premières sociétés secrètes et franc-maçonniques lyonnaises afin d’y exercer leurs rituels d’initiation et parfois punir leurs membres les plus déviants… Enfin, il faut se rappeler que les traboules lyonnaises ont joué un rôle fantastique pour les Résistants lyonnais qui se cachaient là pour y élaborer leurs plans et échapper aux cruelles milices allemandes.

Traverser une traboule lyonnaise, c’est ainsi traverser l’histoire. C’est remonter le temps, jusqu’à plusieurs siècles dans le passé et s’imprégner des mythes structurants de la ville. N’hésitez donc pas à les découvrir et à arpenter le pittoresque Vieux-Lyon. Vous ne le regretterez pas !

 

Rue Saint-Jean et ses environs,

69005 Lyon

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